Des nouvelles !

Ça fait une éternité que je n’ai rien écrit sur le journal du cheval.
Plusieurs raisons à cela, plus ou moins importantes.

Tout d’abord, c’est la raison première, je souhaite changer radicalement le contenu éditorial du blog. Il ne fait pas assez blog ! Je n’arrive plus à écrire des choses simple et rapides… L’interface graphique y est aussi pour beaucoup dans ce ressenti.
Pour cela je vais faire une refonte graphique très prochainement (je suis en train d’y travailler). Je vais supprimer l’agenda (que je n’ai pas réussi à faire vivre), les articles lu ailleurs (il apparaitrons dans mes billets d’humeur), la première page… Bref vous allez prochainement découvrir un tout autre site qui, je l’espère, vous séduira bien plus que l’actuel.

Ensuite, mon temps libre à consacrer au JDC a considérablement réduit à cause du blog « Famille de Geeks ». C’est un projet familial : mon mari, ma fille et moi. Nous y racontons notre vie de famille passionnée de jeux-vidéo, cinéma, chevaux, …

Enfin, nous avons déménagé à Libourne en Aquitaine et même si c’est pour une durée de 7 mois, nous avons eu pas mal de choses à faire pour préparer le déménagement. Concernant les chevaux dans notre vie, Florence est inscrite dans un nouveau club et moi j’ai du laisser Peter et Tseka en Corse (dans de très bonnes mains en qui j’ai parfaitement confiance).
Le coté positif d’être « sur le continent » est que je vais pouvoir aller à des manifestations équestres auxquelles je n’aurais jamais pensé…

D’ailleurs, ce week-end, nous devons passer la journée de dimanche au haras de Lamballe (à moins d’une météo catastrophique)! Il y a un des plus grand évènements équestres de Bretagne : Milles Sabots !

Je vous dis à très bientôt !

Un coup de sabot ça fait bobo

Ma dernière aventure équestre est intimement liée à mon article sur « la prudence » qui ne fait pas tout…
En effet, le lundi 20 juin après midi, j’ai pu assister à mon premier vrai accident équestre.
De près, vu que j’étais l’actrice principale…

Ce n’étais pas un après midi comme les autres… Je devais terminer nos valises pour partir une semaine sur le continent.

Je n’avais pas eu le temps de voir Pitounet la veille et je voulais absolument passer le voir avant de partir pour lui donner ses carottes et le nettoyer un peu. Je pars donc avec « empressement » vers les écuries et le champ où se trouve Pitpit.

Des carottes et une pomme…

Une fois arrivée au club, je vais chercher mon licol et ma longe et je veille à prendre une pomme et des carottes.
Je prend  des choses à donner à manger pour Tseka surtout parce qu’après je ne retourne pas la voir (alors que Peter a des choses à grignoter le temps que je m’en occupe).
Je veille toujours aussi à garder un morceau (pomme ou carotte) pour féliciter Pitounet s’il vient vers moi…

Je vais donc dans un premier temps voir Tseka. Je lui donne toutes les carottes que j’avais en main.
Il ne me reste que la pomme pour Pitpit. Il n’est pas très loin d’ailleurs et termine gentiment les quelques brins de foin qu’il lui reste à manger. Près de lui son ami de toujours, Asco. D’autres chevaux sont aussi à coté, mais je ne fais pas trop attention à eux.

J’appelle Peter mais il n’a pas envie de venir… Comme les minutes sont comptées (j’ai le reste des affaires à préparer pour le voyage) je vais vers lui pour faire plus vite et lui présente la pomme (que je n’ai pas pré-découpée).
Il croque comme à son habitude (il ne prend pas toute la pomme dans la bouche pour ne pas s’étouffer) mais un morceau de pomme tombe par terre…
Comme les autres chevaux sont à coté je me penche pour ramasser le morceau et…

PAF ! Vive douleur dans les fesses !

Je tombe par terre. Je me retourne et là je vois des postérieurs au milieu de mes jambes qui me piétinent… Je crie pensant éloigner le cheval et essaye de m’extirper de cette mauvaise situation le tout en étant assommée par la douleur.

Heureusement les autres chevaux ne se sont pas énervés et n’ont pas bougé une oreille.

J’arrive à me redresser mais je ne sais pas bien dans quel état je suis (mon pantalon est complètement déchiré derrière et je ne saigne pas).
Ayant trop mal j’abandonne « momentanément » l’idée de m’occuper de Peter.
Je vais vers la salle de bain du club pour mettre de l’eau froide, je prend au passage 15 granules d’Arnica…
Je ne vois quasiment pas ce que j’ai mais j’ai mal.

Psychopathe que je suis, après avoir vu que ma jambe n’était visiblement pas trop amochée, je vais m’occuper de Peter (je retourne le chercher, le brosse et lui graisse les pieds)… Je vous avoue que j’ai fait super vite parce que ça faisait mal…
Une fois ma mission accomplie je retourne chez moi en voiture.

Ce fut 15 minutes de conduite atroces. Arrivée chez moi j’ai pu bien prendre conscience de mon état. Mon mari aussi d’ailleurs qui a eu un choc en me voyant.
J’avais des bleus sur les jambes (3) et une douleur diffuse et un bleu sur la fesse…
J’ai pris un antidouleur, mis de la glace et je me suis allongée.

Je n’ai pas voulu aller aux urgences et risquer de ne pas partir en vacances…
Je vous déconseille ce genre d’attitude ! « Faites ce que je dis mais pas ce que je fais… »

J’ai passé une semaine assez rude (dur de faire de la route en voiture, marcher…) mais c’était pour faire plaisir à des gens qui le méritent (ma fille, mon mari et des amis à nous qui se sont mariés).

Gros bobo et beaucoup de chance

La dure réalité est réapparue une fois que je suis allée voir le médecin (une semaine après le coup).
L’échographie est là pour confirmer la sentence : deux « jolies » poches de sang se cachent dans mon muscle fessier et durcissent…

Je crois que je ne vais pas monter à cheval pendant quelques semaines… Je vais tout faire pour que ça passe vite mais, vu ce que m’ont dit les médecins, peu de chance que ça se fasse rapidement…

En résumé je suis HYPER chanceuse dans cette histoire malgré tout.

Bien que de nombreuses fautes tapissent mon après midi (l’empressement, la pomme, le groupe de chevaux, ne pas aller aux urgences) j’ai eu la chance d’être tapée à cet endroit (pas sur la colonne vertébrale ou sur un os de la jambe mais l’endroit le plus gras de mon anatomie), de ne pas être tapée par un cheval ferré des postérieur, que les autres chevaux ne se soient pas emballés, d’être encore vivante et arrivant même à m’asseoir sans avoir trop mal.
Je pense que je prendrai beaucoup plus de précaution maintenant… A bon entendeurs… :)

La prudence ne fait pas tout

Vous entendez souvent autour de vous que l’équitation est un sport dangereux.
A celà, une réponse largement employée est : « évidemment, mais pas plus que d’autres sports ».

C’est, je dois le dire, aussi mon avis. Je pense sincèrement que je « prend des risques » en montant à cheval mais pas plus que si je faisais un autre sport. Ce que je dis là n’a aucune valeur statistique, c’est juste un ressenti.
Si vous voulez des chiffres, je vous envoie au bas de la page. J’ai trouvé une étude assez intéressante réalisée par un universitaire.

Je fais parti des cavaliers qui ont eu la chance de ne jamais se faire vraiment mal à cheval contrairement à des personnes que j’ai plus ou moins bien connues. Et je pense que je dois cela à un mélange subtil de chance, prudence, trouille et lucidité. Je vais vous donner quelques exemples histoire de vous raconter un peu ma vie, mon oeuvre :

  • Chance : lorsque j’étais petite j’étais assez casse cou. J’avais tendance à n’écouter que le petit diable posé sur mon épaule. Je me suis trouvée parfois dans des positions assez rocambolesques. Comme la fois (j’avais maximum 9 ans) où je suis montée sur des chevaux dans le champ à coté de chez moi alors que je ne savais pas du tout à qui ils appartenaient, si ils étaient dressés… en toute illégalité donc…
    Un autre jour, dans une reprise d’obstacle (vers l’âge de 12 ans) je tombe vers l’avant après un léger dérobé. Le cheval pour s’échapper saute au dessus de moi en m’effleurant à peine avec ses sabots… un léger bleu et la frayeur de sa vie pour ma mère…
  • Prudence : quel que soit mon âge j’ai toujours observé les poneys ou chevaux avant de les monter. Une fois mes 10 ans passés, je fait beaucoup plus attention aux risques que je prend. Ça me rappelle une balade en vacances dans les Alpes. Je ne connaissais pas le club, eux ne me connaissaient pas non plus. Ils me demandent mon niveau de l’époque  : galop 5. Ils me donnent un cheval de trait super beau ! Une fois dessus je le trouvais assez bizarre et j’étais assez sur mes gardes…
    J’ai su qu’à la fin de la balade, après m’être fait embarquée au galop, qu’il n’avait que 4 ans… et juste débourré… J’aurais pu aussi mettre cette histoire dans « chance »…
  • Trouille : si j’ai peur ou pas envie de monter je ne monte pas. J’ai refusé aussi dans ma vie de monter certains chevaux et je ne le regrette pas… J’ai aussi un peu peur de l’obstacle, ce qui me permet de ne pas jouer avec le destin trop souvent, car plus on saute plus la probabilité de tomber existe…
  • Lucidité : j’en suis fière de cette capacité. A cheval, si je ne le « sent » pas je descend. Ça m’a sauvé assez souvent. Alors vous pouvez dire que je ne sais pas ce qu’il se serait passé si j’étais restée à cheval. Mais moi j’aime à croire que j’ai bien fait.
    Une fois, en retour de balade, les chevaux devant moi commencent à s’exciter. Je monte à l’époque Mill bone qui a bien récupéré son énergie et se croit être redevenue jument de course. J’ai sauté (sans lâcher les rênes) pour éviter de me faire embarquer (et risquer les blessures ou autres accidents pour moi ou la jument). Nous sommes rentrées tranquillement jusqu’aux écuries…

Cependant, toutes ces choses ne permettent pas à 100 % de ne pas avoir d’accident… J’ai d’ailleurs j’ai eu ma première vraie frayeur de maman avec Florence la semaine dernière. Nous avions nettoyé les poneys (Tseka et Gimli), on devait aller les faire brouter de l’herbe. Un accident nous a freiné dans notre élan. Nous sommes passé près d’un box où une jument, d’habitude calme, a du avoir peur de Gimli, tenu par Florence. Pour « se défendre » elle a sorti brusquement la tête vers Florence et son poney et a touché le crane de petite Flo, qui tombe par terre. Eh bien, le crâne ça saigne beaucoup, je peux vous le dire maintenant !
Heureusement, plus de peur que de mal, la blessure était vraiment superficielle. J’aurais beau prendre le maximum de précaution avec Florence je ne suis pas à l’abris de ce genre de mésaventures.

Tout ça pour vous dire qu’avec les chevaux il faut se méfier. Il ne faut pas non plus trop psychoter mais il faut tout de même prendre le maximum de précautions pour ne pas trop tenter l’accident.

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Pour en savoir plus

Je vous propose la lecture d’une très bonne analyse sur la « dangerosité » des sports. Les sports les plus dangereux, cités en conclusion, sont le motocross, le parapente, le cyclisme et l’équitation.
Même si l’exactitude des chiffres annoncés n’est pas garanti (l’auteur nous met en garde à plusieurs reprises), les différentes échelles de mesure présentées (fonction du nombre d’accidents et de la gravité) sont vraiment intéressantes.

L’auteur ne compte pas seulement le « nombre d’accidents » (parce que le foot serait particulièrement « dangereux » dans ce cas) mais fait un rapport entre le nombre d’accidents en fonction du nombre de pratiquants et de la gravité de la blessure… Un peu « compliqué » peut-être pour les non initiés mais moi, ça me parle bien (en même temps en travaillant à l’Insee j’ai intérêt).

Si vous souhaitez tenter la lecture du document, il suffit de cliquer sur le lien : Approche sociologique des sports à risque, COLLARD L.  - Université de Picardie.

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Black Pearl d’Ivoire

Le premier poulain de l’année vient de naître dans mon entourage.
C’est toujours un plaisir de voir à quel point un cheval qui vient de naître est beau.

Même s’il n’est pas complètement noir, il s’appellera Black Pearl d’Ivoire !

Ce Monsieur est fier et ne manque pas de nous montrer son élégance et sa souplesse dans de folles ruades!
C’est tout de même près de sa maman qu’il est encore le mieux pour l’instant.

Je vous partage les magnifiques photo qu’une maman cavalière a pu prendre.
Merci encore Patricia !

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Si vous êtes cinéphile averti, comme sa propriétaire, vous aurez sans doute noté la référence à Pirate des Caraïbes…

Le passage des galops

Les derniers stages en vue du passage des galops (examens fédéraux d’équitation en France) se font souvent durant les vacances de Pâques.
Si vous êtes un parent de cavalier ou cavalière je vais essayer de vous donner des astuces pour que votre enfant réussisse dans les meilleures conditions possibles son examen.

Lorsque l’on est adulte, nous avons déjà probablement vécu des situations de stress lié à un passage d’examen (concours, entretien d’embauche). Ainsi, lorsque l’on passe un « galop » c’est juste une formalité… A moins d’être vraiment anxieux…

Pour un enfant par contre ce n’est pas la même chose. Il peut plus facilement se trouver mal, angoisser ou s’inquiéter démesurément… C’est très souvent la première fois qu’il doit montrer qu’il « sait » en condition d’examen… Évidemment ce n’est pas le cas de tous les enfants. Mais si vous avez un enfant qui réagit de cette manière, il vaut mieux être préparé.

Le fait de passer les examens fédéraux devant son moniteur habituel réduit un peu la pression… A mon époque certains examens se passaient devant un « examinateur » et ça faisait carrément peur parfois… même pour les plus courageux…

Voici donc 4 conseils aux parents pour aider vos enfants à passer les galops (ça pourrait tout autant marcher pour d’autres types d’examens d’ailleurs) :

1 – Dédramatiser et Rassurer

Le passage des galops est fait avant tout pour déterminer le « niveau » du cavalier. Il n’est obligatoire, en fin de compte, que pour les enfants (ou adultes) voulant faire de la compétition officielle.
Ce n’est donc pas la vie de votre enfant qui se joue le jour de l’examen. Si lui est stressé, ne le stressez pas plus et essayez plutôt de le calmer.
Expliquez lui bien que si la monitrice ou le moniteur lui fait passer un galop c’est qu’il estime qu’il est capable de réussir.

2 – Apprendre et Réviser

Trois types d’épreuves sont au programme : la pratique (à cheval), les soins (autour du cheval) et la théorique.

Dans le cas de l’examen pratique, l’enfant se prépare à poney ou a cheval tout au long de l’année. Il y a des révisions plus approfondies lors des stages préparatoires.

La théorie et les soins (liés au niveau du cavalier) sont abordés durant l’année ou en stage mais doivent, à mon avis, être bien révisés à la maison avant le passage du galop.
Une semaine, voire plusieurs semaines avant l’examen (pour les galops 5 – 6 – 7), il vaut mieux se replonger un peu dans les livres pour « apprendre » ou « revoir » les notions équestres que l’on est sensé connaître.
C’est le bon moment pour les parents de se rapprocher de leurs enfants et de les faire réviser.
En même temps, si vous n’y connaissez rien, ça vous permettra d’apprendre des choses sur la passion de vos enfants…
Vous pouvez aussi encourager votre enfant à réviser avec les autres cavaliers de son club en lui laissant la possibilité de rester un peu plus au centre équestre par exemple. Pour certains examens il peut être aussi judicieux de s’arranger avec les responsables du centre équestre pour que votre enfant voit comment se gèrent les écuries (nettoyages des box, alimentation, …).
Plus le cavalier apprend bien sa théorie mieux il se sentira durant l’examen… ça parait bête mais il y a toujours des enfants qui ne préparent pas bien leur passage et se retrouvent démunis devant le moniteur ou la monitrice le jour J.

3 – Préparer

La veille de l’examen ne faites pas monter la pression. Essayez au contraire de faire des choses qui ne stressent pas.
Pas la peine de réviser à outrance. Juste une relecture et 2 ou 3 questions suffisent à vérifier si votre enfant est prêt et lui donner confiance en lui. N’essayez pas de le coincer avec des questions trop compliquées. Plus votre enfant est en confiance mieux il réussira.
Préparez avec lui sa tenue pour le lendemain. Si une tenue n’est pas obligatoire laissez lui choisir son tee-shirt préféré par exemple… ça le rassurera.
Le jour J, allez au club un peu avant l’heure du passage du galop pour que votre petit (ou grand) cavalier puisse se préparer sereinement.

4 – Féliciter

Si votre enfant réussit, montrez lui votre enthousiasme même s’il réussit avec une note moyenne. Pas la peine de lui dire  « tu aurais pu avoir plus !« .
Réussir un examen, même en équitation qui est un loisir pour la plupart des cavaliers, est une victoire.

Si votre enfant ne réussit pas son examen (ce qui est assez rare, mais possible pour la partie théorie si vraiment il ne connait rien) ne le grondez pas. Ce n’est pas vraiment une bonne idée. Il sera suffisamment « puni » par le fait que ses copains auront leurs galops et pas lui. Il faut l’encourager à apprendre mieux !
La clé : la disponibilité. Soyez disponible pour lui permettre d’apprendre.
Et si vraiment vous ne pouvez pas, essayez de voir avec des personnes du centre équestre (des jeunes cavaliers plus expérimentés) qui l’aideront à apprendre ce qu’il ne connait pas.

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Des livres pour apprendre :

Des livres pour réviser :

Des sites à consulter :

  • Présentation des galops de cavalier sur le site de la Fédération Française d’Équitation
  • La page des galops spécifiques (voltige, équitation Camargue, pony games, …) sur le site de la Fédération Française d’Équitation
  • Le monde du cheval, de nombreux articles techniques et théoriques sur l’équitation et les chevaux
  • Cours d’équitation de Marie-Hélène Lelièvre, monitrice de dressage

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